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Une époque formidable - Lundi 12 octobre 2020

En direct, l’événement qui prend le temps et qui s’interroge sur l’époque que nous vivons après la fulgurante COVID19.
Le programme de la journée du lundi 12 octobre

09h00 : Boris Cyrulnik : Aujourd’hui, qu’est-ce qu’être heureux ?

En ce début d’automne 2020, l’emploi de l’adjectif « heureux » exige doigté, recul, précaution. Dans son couple, au sein de sa famille, au travail – quand on en a encore –, dans le cadre de ses pratiques sociales, culturelles, amicales, et une fois projeté sur un avenir, à court et moyen termes, déstabilisant voire dystopique, chacun d’entre nous est questionné : comment être heureux ? Avec qui ? A quelles fins ? Et à quelles conditions ? Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik s’exercera à nous éclairer sur ce qui, au révélateur de l’actualité, entrave ou enterre, mais aussi (r)éveille, nourrit, réenchante l’accès au bonheur, à la joie, au bien-être.



10h10 : Hervé Le Bras – Gilles Boeuf – Alice Baillat : Démographie : la planète en péril ?

Sommes-nous trop nombreux sur terre ? Eternelle interrogation, à laquelle l’état de la planète (géo)politique, économique, sociale, migratoire et surtout écologique, bien sûr aussi les enseignements de la pandémie Covid-19, offrent une caisse de résonance légitime. Le sujet divise, jusque dans les rangs des sympathisants écologistes. 7,8 milliards d’habitants aujourd’hui, chiffre qui a bondi de 20% en quinze ans. Jusqu’où la planète peut-elle supporter une population qui, le 22 août, avait consommé toutes les ressources que l’ensemble des écosystèmes peuvent produire en un an ? La terre doit-elle se préparer à « accueillir » 10 milliards de résidents en 2050, ou faut-il croire l’étude de The Lancet annonçant un seuil culminant en 2064 puis un recul à moins de 9 milliards d’habitants d’ici la fin du siècle ? De toute façon : « comment » la planète doit-elle anticiper, s’organiser, innover pour que cet inéluctable accroissement lui profite plus qu’il ne la mutile ? Pour en débattre : un démographe (Hervé Le Bras, INED et EHESS), un biologiste (Gilles Bœuf, ancien président du Muséum d’histoire naturelle), et une experte des phénomènes migratoires (Alice Baillat, OIM et IRIS).



11h35 : Aurélien Barrau : De la Terre à l’espace, un même défi éthique ?

Il est astrophysicien, et exerce notamment au Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie (CNRS-IN2P3). Il est aussi un infatigable militant de la Nature, cette Nature dont il dénonce sans relâche les dégâts, irréversibles, qu’exerce sur elle la main cupide, anthropocentriste, marchande de l’homme. Aurélien Barrau est, enfin, docteur en philosophie, et cette « qualité » formera, lors de ce dialogue composé à partir de son ouvrage « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité » (Robert Lafon, 2020) le lien entre d’une part son examen et sa vision du monde terrestre, d’autre part ceux que convoque un monde de l’espace promis à une dévastation comparable.



12h45 : Pause



14h15 : Jean-François Delfraissy : Pandémie Covid-19 : une épreuve politique, démocratique, éthique

Qui mieux que le professeur de médecine Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique Covid-19, formé au début de la pandémie pour « guider » le sommet de l’Etat dans l’inextricable maquis des arbitrages à formuler, pour « déchiffrer » l’événement inédit ? Et le déchiffrer, sans langue de bois, dans le triple biais politique, démocratique et éthique. Car oui, cette crise sanitaire a révélé des sujets, des interrogations, des conflits qui mettent en perspective – et en tension – le volet scientifique ou médical sur la responsabilité politique, le fonctionnement de la démocratie, les décisions éthiques. En réponse auxquelles celui qui préside également le Comité consultatif national d’éthique est particulièrement autorisé.



15h25 : Salomé Berlioux – Jean Viard : Jeunesse : où es-tu ? M’entends-tu ? Que fais-tu ?

Une femme un homme. Deux générations distinctes. Des spécialités complémentaires. Des parcours de vie aux antipodes. Mais une cause commune : œuvrer aux perspectives d’une jeunesse que l’on dit communément désenchantée, défaite par son avenir et insuffisamment considérée, une jeunesse peu sensible aux débats publics et à l’enjeu démocratique, une jeunesse victime de fractures et d’inégalités ; mais aussi une jeunesse riche d’une envie de rompre, de créer, d’oser. Et, pour partie, de s’engager. A ces fins, Salomé Berlioux a créé l’association Chemins d’avenir, le sociologue Jean Viard a consacré réflexions et travaux qui ont donné naissance à « Un nouvel âge jeune ? Devenir adulte en société mobile » (l’Aube, 2019).



16h35 : Pause



16h50 : Corinne Lepage – Corine Pelluchon : Ecologie, c’est maintenant ou jamais

« L’écologie ne nous rassemble pas, elle nous divise ». A l’aune des débats publics électriques et des discordes idéologiques qui lézardent la société, fracturent l’opinion publique et antagonisent le spectre politique, peut-on contester cette déclaration du philosophe Pierre Charbonnier ? Non. Et pourtant : a-t-on d’autres choix, doit-on même avoir d’autres vœux que « d’habiter autrement le monde » comme y exhorte sa consoeur Corine Pelluchon (Université Gustave Eiffel) ? Egalement non. Mais alors, comment y parvenir ? Comment bâtir une « écologie politique » qui, insiste la présidente de Cap21-LRC et ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage, ne soit ni excluante, ni stigmatisante, ni malthusienne, ni injuste ? Qui rassemble vers plutôt que décourage de ? Un débat auquel l’avènement écologique dans les municipalités de Bordeaux, Strasbourg, Annecy, Tours, Grenoble et… Lyon offre un cadre idoine.



18h00 : Laurent Berger – Dominique Méda :Travail, économie, entreprise : rien n’est perdu

Les répercussions de la pandémies Covid-19 sur l’emploi sont incommensurables. Sur l’emploi, mais pas seulement. Le travail et son organisation sont bouleversés, les entreprises et leur organisation sont ébranlées, l’économie et son organisation sont désarçonnées. La convulsion est tentaculaire, mais n’est pas irréversible. A condition de penser et de construire autrement l’exercice du travail, les fondamentaux de l’économie, l’architecture (et même l’ADN) de l’entreprise. De penser et de construire autrement non seulement les organisations de ces items, mais aussi le sens de ce qu’ils proposent, sécrètent, poursuivent. Au final, de quoi peut-on composer cet adverbe autrement ? Mise en lumière, avec la sociologue Dominique Méda (Université Paris Dauphine) et le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger.



19h15 : Fin
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